Sobriété numérique : comment l’utiliser de manière à avoir un impact positif sur l’environnement ?

la sobriété numérique

La sobriété numérique est une démarche visant à réduire l’impact des technologies numériques sur l’environnement. L’expression française « la sobriété numérique » a été inventée en 2008 par l’association GreenIT.fr, qui désigne « une démarche de conception de services numériques plus sobres et de modération des usages numériques quotidiens ». Comment passer à une industrie plus frugale ?

Les questions d’usage

Comprendre ce concept est important, car nous sommes actuellement dans une phase de croissance numérique exponentielle (6-7 % par an). À intervalles réguliers, nous doublons notre production numérique, qui émet aujourd’hui globalement autant de CO2 qu’un avion et pourrait atteindre le niveau des voitures dans quelques années. L’étude Project Shift sur nos habitudes numériques conclut que nous devons reprendre le contrôle. Nos habitudes numériques s’articulent actuellement autour d’un modèle économique qui tire profit de l’automatisation, d’un design qui attire l’attention et de la consommation continue d’un contenu omniprésent. La technologie n’est plus un simple outil. Elle fait désormais partie de la vie quotidienne dans toutes les sphères : travail, études, domicile et espace public.

Pour les groupes de réflexion, les solutions se construisent à l’échelle collective. En effet, « la surconsommation numérique telle que nous la connaissons aujourd’hui est le résultat de mécanismes psychosociaux identifiés ». La maîtrise de nos usages numériques relève donc des politiques publiques. C’est pourquoi la mise en place de la sobriété numérique est devenue une priorité aussi bien pour les autorités que les entreprises ou les particuliers. Dans cette optique, il vaut mieux se faire aider par des professionnels dans le domaine, comme Streamlike. Vous devez simplement parler de votre projet à ses spécialistes et ils feront une démonstration devant vous. Vous pouvez les appeler au +33 9 51 15 66 32 pour avoir des informations détaillées à ce sujet.

Comment mettre en pratique la modération numérique ?

L’expression « réfléchir avant d’agir » correspond parfaitement à la modération numérique. Le recours au numérique ne doit plus être le premier réflexe. Avant de prendre une décision, il faut s’interroger. Ai-je vraiment besoin de suivre les camions de livraison ? La réponse est négative généralement, mais on le fait parce qu’on le peut. C’est ce que les spécialistes appellent l’effet rebond. Comme l’accessibilité de la technologie est devenue une réalité, donc nous nous en servons au lieu de réduire notre empreinte.

Bien sûr, l’évolution technologique est très positive et nécessaire, mais devons-nous toujours faire le gros dos ? Adoptons-nous vraiment de nouvelles utilisations de la technologie numérique parce que nous en avons besoin et parce qu’elles sont utiles aux citoyens et à l’humanité ? Ou voulons-nous simplement être plus « intelligents » ? Selon les spécialistes, c’est l’un des mots à la mode dont il faut se méfier. Ce n’est pas parce qu’une technologie est « verte » ou « intelligente » qu’il faut l’adopter à tout prix.

À la fin, un professionnel d’enseignant présente sa démarche pour pratiquer la sobriété numérique dans son quotidien :

  • Se rendre aux réunions sans téléphone ni ordinateur portable. Éteindre les appareils quand on n’en a pas besoin.
  • N’imprimer que lorsque c’est nécessaire.
  • Utiliser des plateformes numériques collaboratives pour éviter les pièces jointes.
  • Créer des vidéos avec une résolution maximale de 720 p.
  • Diversifier les supports d’enseignement en y ajoutant de l’audio et de la vidéo.
  • Privilégier la qualité de l’équipement : choisir des ordinateurs de bonne qualité qui peuvent être utilisés pendant six ans au lieu de trois, même s’ils sont un peu plus chers.
  • Éviter les réponses instantanées, même si la pression sociale est forte. Par exemple, ne répondez pas aux courriels dans les 24 heures. Plus vous tardez à répondre, moins vous avez de choses à écrire.